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Interview Triathlète : Charles Delayen

 

Charles Delayen, 28 ans, natif du Pas de Calais, arrivé en Haute Savoie il y a maintenant 4 ans pour l’ouverture du magasin Decathlon Scionzier. Ancien entraîneur de voile reconvertit en vendeur d’articles de sport.

Depuis combien de temps pratiques-tu le triathlon ?
J’ai toujours pratiqué les 3 sports de manière dissociée pour ma préparation physique en voile et en arrêtant la voile il y a 4 ans, je me suis mis au défi de pratiquer le triathlon.

Pourquoi as-tu choisi ce sport en particulier ?
Car j’ai toujours eu le goût de l’effort et que j’aime la diversité de l’entraînement que propose le triathlon. Je suis quelqu’un qui se lasse vite et le fait de m’entraîner dans 3 disciplines me permet de ne pas subir de routine et de monotonie dans mes séances.

Tu t’es inscrits sur quelle(s) discipline(s) cette année ?
Je serai présent sur le Triathlon du Mont Blanc cet année en tant que partenaire avec Decathlon Scionzier mais aussi en tant que compétiteur sur la distance S en solo et sur la distance L en relais où j’exécuterai la partie natation. Cela fait maintenant 3 ans que je fonctionne ainsi et cela me plait beaucoup.

Quelle est ton état d’esprit aujourd’hui ?
Même si l’hiver me permet de m’adonner à des sports différents tels que le ski de fond ou le ski de randonnée, j’ai hâte que les beaux jours arrivent afin de reprendre les entrainements triathlon en extérieur. Afin de reprendre sur de bonnes bases, je descends dans deux semaines à Hyères pour un stage de 6 jours de reprise. Le soleil et la chaleur du sud sont propices à une remise en condition et à une bonne entame de la saison.

Comment gères-tu ton entraînement physique ?
Je compose principalement avec mes horaires de travail. Il m’arrive donc de m’entrainer très tôt le matin ou tard le soir lorsque mes semaines de travail sont chargées. Le dimanche et généralement réservé à une sortie longue à vélo ou en course à pied.

Quel type de musculation pratiques-tu ?
Je pratique très peu la musculation mais plutôt un renforcement musculaire en relation avec les sports pratiqués afin de limiter les blessures qui peuvent vite perturber ma saison.

Et là « mentalement » tu t’entraines également ?
C’est bien d’aborder le sujet du mental car c’est pour moi la clef de la réussite, surtout sur du longue distance. Je ne suis pas de préparation mentale particulière, je crois que la vie s’en charge très bien, mais c’est un sujet sur lequel il faut que je me penche si je veux franchir un cap aussi bien dans le sport que dans la vie de tous les jours.

Quel matériel est indispensable à la pratique du triathlon ? Tu as quoi comme matos ?
Aaaah le matériel … J’ai toujours aimé le beau matériel, surement car à défaut d’être bon je veux au moins être beau LOL.
Le principal dans l’équipement est qu’il soit adapté à notre pratique et à nos objectifs, dans un premier temps, un vélo, une trifonction et une paire de running font très bien l’affaire.
Si vous accrochez vraiment à ce sport alors vous pouvez vous faire plaisir avec du matériel bien spécifique au triathlon comme la combinaison de nage, les prolongateurs sur le vélo, la montre GPS … Mais il ne faut pas oublier que l’objectif principal reste de prendre du plaisir en pratiquant, et ça aucun matériel ne pourra vous l’apporter 🙂
Personnellement je suis entièrement équipé avec du matériel Decathlon (Aptonia, Kalenji, Van Rysel et Nabaiji) sauf mon vélo qui est un Specialized Tarmac. Ce choix de vélo est très personnel, je roule à longueur d’année, même l’hiver et je souhaitais un vélo en carbone avec des freins à disques afin de me sentir en sécurité lorsque les conditions météo sont mauvaises.

Quelles sont tes astuces pour mieux récupérer après une course ou un entraînement intense ?
On dit souvent que la récupération est la 4ème discipline du triathlon, et c’est pour moi une vérité absolue. Il n’est pas envisageable d’enchaîner des grosses sessions entrainement sans observer de phases de repos. Après chaque intensité je m’applique à m’hydrater en conséquence et à m’alimenter de façon à rendre à mon corps ce que je lui ai retiré durant les séances. L’auto massage fait aussi partie de la récupération, il permet au corps, en plus de l’hydratation, d’éliminer les toxines présentes dans le corps.

Quels sont tes points forts ?
La discipline dans laquelle je me sens le plus à l’aise est la natation, j’aime l’eau depuis tout petit et ça se sent. Je ne suis pas un sprinteur dans l’âme mais je suis capable de produire des séances de 8000m en piscine, cela me permet de travailler mon endurance mais aussi mon mental. C’est également le sport le moins traumatisant pour le corps et il permet aussi de récupérer après des séances de course à pied ou de vélo donc je ne me prive pas.

Quels sont tes objectifs sportifs 2020 ?
Ma saison 2020 va débuter en mars avec le stage de reprise à Hyères. Je vais participer au Chtriman sur la distance S et le Swim Bike au mois de juin, j’aime beaucoup cette course qui se déroule à Gravelines dans le Nord, cela me permet de courir dans ma région natale et de revoir ma famille.
Au mois d’Août je participerai au Triathlon du Mont Blanc distance S et L en relais. L’objectif final sera au mois d’Octobre à Marrakech où je serai au départ de l’Ironman 70.3, j’adore ce format de course, et courir pour son anniversaire sur les bords de l’Atlas, ça n’a pas de prix !
A côté de mes objectifs triathlons, je serai au départ de quelques trails dans la région et aux 10km de Nice en eau libre, discipline que j’affectionne particulièrement pour sa difficulté et sa convivialité.

Peux-tu nous parler des personnes qui t’inspirent dans ta pratique du triathlon ?
Ils sont nombreux, je pense forcément à des mecs comme Vincent Luis, Dorian Coninx ou Léo Bergere qui sont des monstres de l’entraînement et qui nous font rêver toute l’année sur le circuit international.
Après je dois avouer que mon amie Juliette Benedicto était, et est toujours, une grosse source d’inspiration et de motivation au quotidien. A chaque fois que c’est dur à l’entraînement ou dans la vie de tous les jours, je me remémore nos sorties de vélos de 200 bornes où elle me poussait dans mes retranchements et me faisait tellement rire. Elle incarnait la joie de vivre et était la preuve qu’on peut rester fort physiquement tout en continuant à profiter de sa famille et de ses autres passions comme la musique et le bon vin !